Bien-être
Le ginseng nord-américain, tel qu’il est connu hors de l’Ontario, fait l’objet à la fois de recherches dans le traitement du diabète de type 2, dans la prévention des infections respiratoires et dans l’amélioration de la mémoire que de travaux d’avant-garde dans le traitement des cancers du sein et de la prostate. Les Autochtones l’employaient pour ses propriétés médicinales bien avant l’arrivée des colons européens. Les trappeurs et les Autochtones de l’Ontario appréciaient le ginseng pour ses effets rafraîchissants qui contribuaient à combattre les effets du stress, à apaiser le corps et à fortifier l’organisme. Ce qui en a fait une denrée de grande valeur exportable en Chine dès 1716.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Fiches d'information téléchargeables
Les fiches d'information suivantes sont téléchargeables en format pdf. Vous devez avoir le logiciel Acrobat Viewer pour afficher les fichiers.
- Circulatory System
- Digestive System
- Endocrine System
- Immune System
- Nervous System
- Reproductive System
- Respiratory System
- Ontario Ginseng Industry
- North American Ginseng Grown in Ontario
Qu’est-ce que le ginseng ?
Le ginseng, dont le mot signifie en chinois « à l’image de l’homme », tire son nom du fait que sa racine pousse souvent en adoptant les traits d’une forme humaine, et l’on croit ainsi que ses propriétés médicinales sont bénéfiques à l’organisme dans son ensemble.
Le ginseng est une plante herbacée, vivace, qu’on cultive principalement pour sa racine. La texture et la couleur de sa racine s’apparentent à celles du panais, bien que plus petite et possédant habituellement plus de branches. Le plant de ginseng qui mesure entre 25 cm et 50 cm est prolongé de deux à cinq bouquets composés chacun de cinq feuilles et possède une racine dont la forme est mince et allongée.
Bien qu’il existe aujourd’hui sur le marché de nombreuses appellations de ginsengs, il existe seulement deux ginsengs authentiques reconnus dans le monde entier :
- Le ginseng nord-américain (Panax quinquefolius)
- Le ginseng asiatique (Panax ginseng)
Les « autres » ginsengs ne sont pas conformes, en termes botaniques, aux caractéristiques générales du ginseng. En voici quelques-uns :
- Le ginseng de Sibérie (Eleutherococcus senticosus)
- Le ginseng brésilien ou sud-américain (suma ou Pfaffia paniculata)
- Le ginseng péruvien ou des Andes (maca ou Lepidium meyenii)
Perspectives actuelles
Le ginseng renferme un certain nombre d’ingrédients actifs dont des saponosides (appelés également ginsénosides), des glucides, des acides aminés, des vitamines et des minéraux. Les ginsénosides sont les composants les plus actifs du plant de ginseng et plus de 25 types différents ont été identifiés. Toutefois, on croit que seuls six ou sept d’entre eux semblent avoir une signification thérapeutique. Les deux principaux ginsénosides sont le Rb1 et le Rg1; on croit que le premier calmerait le système nerveux central alors que le second le stimulerait. Ces actions antagonistes expliquent pourquoi on dit parfois du ginseng que c’est une substance « adaptogène », ce qui signifie qu’il régule les fonctions organiques selon les besoins du sujet (par exemple, il abaissera une tension artérielle élevée, mais il élèvera une tension artérielle faible). Ainsi, on dit du ginseng qu’il est adaptogène.
Des recherches récentes semblent indiquer que les ginsénosides qui pourraient paraître inactifs contribueraient effectivement à rendre les ginsénosides « actifs » plus solubles, plus absorbables et davantage biodisponibles pour l’organisme. Voilà pourquoi, par le passé et traditionnellement, les extraits de la racine de ginseng entière (p. ex., les infusions) ont été des moyens de consommation préférés en Asie tandis que les extraits concentrés sous forme de pilules ou de poudre sont habituellement vendus en Amérique du Nord. Les extraits liquides, y compris les teintures, sont également disponibles.
Le ginseng asiatique en tant que composant médicinal fait depuis une quarantaine d’années l’objet d’études intensives. Ce n’est qu’au cours des vingt dernières années que les chercheurs occidentaux ont porté leur attention sur les propriétés médicinales du ginseng nord-américain dans le but d’y découvrir des ingrédients actifs qui font que la racine est si populaire en Asie. Pour cette raison, la majorité des études disponibles démontrant les bienfaits pour la santé du ginseng portent sur le ginseng asiatique.
Des centaines d’études scientifiques dont le sérieux varie ont été publiées sur le ginseng. Parmi les effets bénéfiques qu’on lui prétend, notons qu’il :
- Combat les effets du stress
- Améliore la circulation du sang
- Contrôle la glycémie
- Contrôle les taux de cholestérol
- Régule la tension artérielle
- Stimule le système immunitaire
- Ralentit le processus du vieillissement
- Améliore la mémoire et la faculté d’apprentissage
- Augmente la résistance physique
- Inhibe la formation de caillots sanguins
- Améliore la vue et l’ouïe
- Lutte contre l’infertilité masculine et le dysfonctionnement érectile
- Améliore les symptômes associés à la post-ménopause
- Prévient le cancer
Bien que de nombreuses études aient été menées sur le ginseng en vue d’en éprouver ses avantages cliniques, les données en faveur de l’usage des ginsengs asiatique et nord-américain sont incompatibles voire contradictoires. De nombreuses raisons expliquent cette situation, notamment les différences entre l’organisation des études, les différences quant aux parties des plants employées pour les études, les différences entre les méthodes ayant servi pour extraire et purifier les composants actifs de la plante et les différences entre les formulations et les posologies administrées chez les sujets lors des études, qu’ils s’agissent d’humains ou d’animaux.
Bien que de nombreuses études aient été conduites sur l’usage du ginseng, la plupart des spécialistes s’accordent pour dire que les résultats sont en général peu concluants. Des études bien organisées et prolongées sur des sujets humains sont nécessaires pour identifier les véritables avantages cliniques des ginsengs asiatique et nord-américain.
Recherches menées sur le ginseng nord-américain
Les recherches menées sur le ginseng nord-américain en sont encore à leurs débuts. Les résultats plaidant en faveur de son usage portent principalement sur le diabète, la prévention du rhume et de la grippe, la mémoire et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité.














